Mariama Souaré, une femme qui a pu réussir malgré son état d’alors…

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Aujourd’hui, la femme guinéenne se bat comme elle peut pour réussir. C’est le cas de Mariama Souaré, assistante digitale au service de Tecno. Souaré malgré les handicaps d’alors, elle s’est fait le devoir de se battre pour atteindre ses objectifs avec l’appui de son époux qui n’a ménagé aucun effort depuis des années pour son avenir.

Originaire de Mali Yemberin dans la région administrative de Labé, Mariama Souaré est issue d’une famille très noble. Dès après sa naissance dans la ville de Labé, la famille est rentrée à Mali Yemberin où elle a grandi. Pour elle, malgré son courage et sa volonté de poursuivre les études avant le mariage, elle s’est vite vue se marier dès le secondaire. Une situation qui n’a pas freiné ses pas car son mari tenait beaucoup à sa réussite.

« J’ai fait l’école primaire et le collège à Mali d’entrée en 7ème année en 2002. Quand je suis arrivée en 10ème année à l’approche du brevet, je me suis mariée et j’ai quitté le village pour rejoindre mon époux à Conakry. Cette année c’était en 2006. Une fois-là, les résultats sont sortis et j’ai été admise pour la 11ème année. J’étais très heureuse de cet exploit. Après j’ai continué mes cours au lycée Saint Thérèse de Bambeto, option sciences sociales où pour la première fois j’ai échoué au bac 2009, l’année suivante comme je voulais terminer mes études, j’ai fourni beaucoup d’efforts encore et finalement j’ai eu le bac », s’est rappelée Mariama Souaré,

Orientée en histoire des relations internationales (HRI) au centre université de Kindia à l’époque après l’obtention du bac, cette période n’a pas été facile pour elle. En ce moment, elle avait un enfant de deux mois, elle n’avait pas pu partir et était obligée de rester toute l’année à s’occuper de son enfant.

« En 2012 maintenant, je suis partie avec lui pour commencer le cycle universitaire. C’était vraiment difficile pour moi d’étudier et de m’occuper de l’enfant, mais grâce à Dieu avec le soutien de mon mari, tout est allé très bien », a-t-elle déclaré.

Le souci de chaque diplômé (e), c’est de trouver un stage dans un premier temps et un boulot décent la suite. Pour cette originaire de Mali Yemberin, son combat a commencé juste après son retour à Conakry. « Après mes études à l’Université, je suis revenue à Conakry dans la famille et j’étais toute joyeuse. Je suis sortie pour trouver un stage pour la première fois au ministère de la coopération internationale où j’ai fait 6 mois. De là-bas, je suis allée au ministère des sports, j’ai aussi fait 6 mois de stage. Toujours sans emploi », a dit la trentaine.

Animée d’un courage sans fin, madame Souaré a commencé à travailler de façon surprise par le biais d’un de ses amis de promotions rencontré à Conakry. « Un jour, je suis venue à Madina acheter quelque chose, j’ai rencontré un ami de promotion du nom de Mountaga Sam qui m’a proposé d’aller déposer mes papiers à l’entreprise Tecno. Je suis allée où j’ai eu la chance dès après l’interview, on m’a appelé le lendemain pour me dire de commencer le travail. Je me suis battue, j’ai évolué très bien en tant que promotrice vendeuse de téléphones dans une boutique VIP à Coleyah. Après une année, j’ai eu une promotion, j’ai quitté la boutique et je suis devenue assistante digitale au service de Tecno », s’est réjouie Mariama.

Madame Souaré Mariama ne manque pas d’ambition pour aller encore loin. Parmi ces ambitions figurent les études de la langue anglaise qui est devenue une langue incontournable dans les affaires pour une personne moderne.

Ada Barry

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