Mariam Mohamed KEITA, du rêve de devenir journaliste à l’entrepreneuriat

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Madame Keita née Mariam Mohamed Keita, a toujours rêvé à l’enfance d’être une grande journaliste. Ayant fait le baccalauréat deux fois sans succès, elle s’est inscrite à l’Ecole Professionnelle Moderne (EPM) de Kipé où elle a obtenu après plus de 2 ans d’études un diplôme en comptabilité gestion. Aujourd’hui, elle est gérante d’une entreprise de recyclage de déchets à Conakry.

Native de Binédou, une localité située dans la région administrative de Kankan, Mariam Mohamed Keita n’a cessé de dire à ses parents qu’elle est née pour être une grande dame. Assise sur une chaise plastique et vêtue dans un pagne traditionnel, la vingtaine raconte une anecdote: « A l’âge de 14 ans, mes parents m’ont donné en mariage. Cela a fait qu’à un moment donné de ma vie conjugale, j’ai abandonné les études. Quand j’ai eu deux enfants, j’ai repris et j’ai fait le baccalauréat deux fois sans succès », a-t-elle fait savoir avec un regard figé sur sa fillette de 2 ans et demi.

Battante, courageuse et persévérante, malgré cet échec à répétition, elle ne s’est point découragée. Elle a décidé de s’inscrire à l’EPM de Kipé. Elle y a passé 2 ans six mois d’études en Comptabilité et Gestion. Après l’obtention de son diplôme, elle s’est mise à réfléchir en effectuant des promenades dans les rues de Conakry. « Au cours de mes promenades, j’ai compris que le vrai problème des guinéens c’est l’insalubrité », explique-t-elle.

Cette découverte a suscité beaucoup d’interrogations chez la jeune dame. Pour tenter de les répondre, son mari lui a proposé de mener des recherches sur Internet. C’est là qu’elle a su qu’à travers les déchets, on peut confectionner des pavés et dallettes plus consistants que du ciment. Ainsi, elle décide de créer l’entreprise Binédou Global Service recyclage. Une entreprise de transformation des déchets plastiques en pavés et en dallettes.

Mariama Mohamed Keita, Fondatrice de Binédou Global Service Recyclage (BGSR)

A la question de savoir comment elle a eu le financement pour la mise en place de son entreprise, Madame Keita répond : « C’est à travers un concours lancé par le PNUD pour récompenser les volontaires ayant participé à l’éradication du virus Ebola que j’ai eu un petit financement ».

Ce test a connu la participation de 450 personnes,  elle a été troisième parmi les dix lauréats.

L’entreprise de recyclage dont elle est la patronne, a été créée il y’a de cela 9 mois. Elle a employé cinq personnes dont trois femmes. Pour elle, le nombre élevé des femmes parmi ces employés est une manière de montrer à ses semblables qu’elles peuvent aussi faire tout ce que font les hommes pour être autonome.

Mamadou Saidou DIALLO

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