Mariam Barry à la couche féminine : « Quand on est vraiment compétente, on a pas besoin de réclamer quelque chose…»

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Madame Baldé née Mariama Barry, journaliste et actrice de l'entrepreneuriat juvinile

Journaliste de profession, Madame Baldé née Mariama Barry est une jeune femme mariée et mère de 3 enfants. Après sa naissance, elle a grandi à Cosa. Elle y a fait une partie de ses études élémentaires au même endroit dans une école appelée El hadj Oumar et le reste de sa formation scolaire à Diaguissa et au Groupe scolaire Oumar Kaloga, option sciences sociales. Aujourd’hui, elle est actrice de l’entrepreneuriat juvénile à travers sa plume et sa plateforme œuvrant dans ce sens et ambitieuse d’aller plus loin.

Passionnée du journalisme, Madame Baldé s’est retrouvée dans le département de Droit à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Une option mal perçue mais qu’elle a acceptée en fin. « J’ai fait les sciences sociales car au début je voulais faire le journalisme mais avec la maternité et vu que j’optais pour Kountia, je ne pouvais vraiment pas à l’époque. Par exemple moi, qui logeais jusqu’à Hamdallaye, le déplacement me causait d’énormes difficultés parce que c’est très distant. Et suite à plusieurs conseils des uns et des autres, je me suis décidé finalement d’aller faire le Droit à l’UGLC », s’est-elle rappelée.

Diplômée en Droit privé, cette jeune dame a eu l’ambition de travailler dans des banques de la place. Une option qui s’est transformée finalement sur le premier choix, celui d’exercer le journalisme. Pour elle, rien ne sert à faire quelque chose que l’on n’aime pas.

« Je voulais travailler soit dans des banques et tout mais je me suis dit après cette formation de trois ans juste et du fait que je voulais toujours faire le journalisme, pourquoi ne pas aller vers le journalisme au lieu de faire quelque chose que je n’aime vraiment pas. Donc, je suis allée postuler pour un stage au sein d’un quotidien de presse écrite LA RÉPUBLIQUE où j’ai passé 2 ans de stage. Après là-bas, j’ai travaillé pour certains sites Internet aussi de la place où j’étais encore reporter. Après cette étape, j’ai été engagée dans le même média en qualité de journaliste titulaire », a-t-elle expliqué avec un ton d’une femme persévérante.

Motivée, engagée et déterminée pour ce métier de journalisme, Mariama Barry ne se limite pas qu’à la presse écrite. Pour elle, il faut encore aller un peu plus loin à la découverte de certaines notions en la matière. Elle s’est lancée à nouveau dans une autre formation en journalisme mais cette fois-ci audiovisuelle pour une année. A la fin de cette formation, elle a été certifiée.

Avec les activités des ONG, Madame Baldé a découvert une autre forme d’exercer le métier parce qu’au-delà de parler tout temps de politique, elle s’est dit qu’il est possible de projeter une autre image de la Guinée ou de la jeunesse guinéenne. « Avec un ami, on a jugé nécessaire de mettre en place une plateforme www.ryamaentrepreneurs.com qui ne parle que d’entrepreneuriat. Et avec ce site, c’est des activités qui sont liées à l’entrepreneuriat qui y figurent. Je suis membre d’une ONG dénommée Citoyens Actifs (CITACT) où je suis Directrice de la commission entrepreneuriat. Donc je pilote souvent des projets liés à l’entrepreneuriat, chose qui m’a motivé de plus à opter pour ce domaine », a-t-elle fait savoir avec un sourire aux lèvres.

Ayant un sens d’ouverture d’innovation des sujets de société, la jeune dame a participé à une compétition organisée par l’Union Européenne en collaboration avec APAC Guinée. Une compétition qui s’agissait de parler des femmes rurales d’où elle a été lauréate de sa catégorie. « Il était question d’aller à l’intérieur du pays touché du doigt à la réalité. C’est-à-dire ce que font ces femmes malgré toutes les difficultés qu’elles rencontrent, le quotidien et les problèmes sociaux entre autres. J’étais allée à Kindia, j’ai trouvé vraiment l’expérience intéressante qu’il y a beaucoup de choses à dire à l’intérieur du pays. Au retour, j’ai été sélectionnée parmi les lauréates d’où j’ai été 2ème lauréate catégorie presse en ligne. C’est la seule pour le moment mais j’espère gagner d’autres compétitions prochainement » , projette-elle avec confiance.

Le futur est loin mais le travail se fait en amont. Pour cette journaliste, l’entrepreneuriat est essentiellement une ambition phare. C’est pourquoi, pendant ses activités, elle compte promouvoir ce domaine. « Mes ambitions, c’est d’arriver à promouvoir l’entrepreneuriat. J’exerce dans le journalisme mais je veux vraiment faire voir ces entrepreneurs. J’envisage avec cette plateforme qui se veut au-delà de la publication des articles en ligne, ça sera aussi une plateforme audiovisuelle où on va faire la promotion de l’entrepreneuriat », a-t-elle laissé entendre.

Réclamer ses droits est un atout majeur. Mais pour Mariama, elle invite à toute la couche féminine d’accepter de se qualifier pour obtenir leur dû. « Aux filles et femmes, je leur dirai de se former. C’est vrai qu’on réclame actuellement des droits de la femme par-ci et par là, mais quand on est vraiment compétente, on n’a même pas besoin de réclamer quelque chose parce que forcément on va obtenir notre place », a prodigué cette mère de famille.

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