Mami Mariame Cheffe de Cabinet au M.T.H.A, une dame battante au parcours incroyable

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Mariame Mami est une dame très connue par son parcours professionnel tant en Guinée qu’en Côte d’Ivoire.  Après des années d’expérience en hôtellerie, elle est allée se former en gestion des ressources humaines et en communication en Côte d’ivoire. Aujourd’hui elle est la cheffe de cabinet au ministère de l’hôtellerie du tourisme et de l’artisanat.

Âgée d’une trentaine d’années, Mariame Mami est née en Côte d’ivoire où elle a passé une partie de sa formation scolaire (primaire) avant de venir en  Guinée pour faire le bac sans succès. L’échec étant à ses yeux un retard qui pouvait l’empêcher d’évoluer vite, Mami a décidé de se faire  inscrire dans  une école professionnelle appelée Sympex qui se situait à Manquepas dans la commune de Kaloum, où elle a suivi des cours en secrétariat informatique bilingue.

Le vœu du papa de cette dame a toujours été que ses enfants travaillent en même temps qu’ils  étudiaient. Avec un courage salvateur, cette battante a après avoir fait des études professionnelles en langue, refait le bac en même temps qu’elle faisait le commerce. En 2001 dit-elle, en pleine boîte de nuit en train de calculer dans la caisse : « on m’a informé que le bac est sorti et que je suis admise », se souvient-elle.

Chose qui  ne l’a pas découragée à continuer sa formation professionnelle. « J’ai passé trois mois de stage en tant que secrétaire d’informatique à la coopération au secrétariat central. C’est là que  j’ai compris qu’il y a quelque chose qui dort en moi. La rapidité dans le travail. Chose qui faisait que tout le monde avait besoin de moi », rappelle-t-elle.

Une cheffe de cabinet avec un penchant positif dans ses démarches

Cependant, il y a une attitude qui dérangeait beaucoup Mariame avec ce job, le mot ‘’Patron’’ car il fallait toujours prononcer ce mot dont cela lui gênait un peu : « Travailler pour quelqu’un après lui dire patron je suis là », a déclaré la dame de fer avec un ton à l’ivoirien.

Remarquée par son dynamisme et sa disponibilité dans le travail,  cette mère de deux enfants a été sollicitée par Sacha Hôtel où une nouvelle Directrice était venue mais qui avait des difficultés avec le personnel de la boîte. Confiante de sa compétence, arrivée  à  l’hôtel,  elle a demandé à la Directrice de l’essayer pendant trois mois. Dans  cet hôtel affirme-t-elle, tout le monde  avait peur du patron Monsieur Moussa Sow parce qu’il était très exigeant. Ce patron qui avait sa famille au Sénégal, s’y rendait de temps en temps. Une fois à son retour, il a constaté un manquement de l’argent dans la gestion de l’hôtel.  Après la démission de la Directrice générale,  Mami qui n’avait deux semaines de stage, a  été nommée par le patron à ce poste. Selon elle,  la gestion de ce poste n’a pas été facile  mais, avec sa capacité managériale, elle a pu mobiliser le personnel autour d’un idéal.  Celui de faire rayonner l’hôtel. « La réussite d’un boulot c’est une équipe. Une seule main ne peut pas applaudir. Donc une seule personne ne peut pas faire le travail d’une équipe. Ce sont ceux qui sont au-dessus du chef qui font de lui un grand chef », a-t-elle fait savoir à ses coéquipiers qui étaient tous plus anciens qu’elle.

Cette dame avait à l’époque un seul objectif, celui de pouvoir  travailler avec Monsieur Sow. Un homme qui avait des principes qui faisaient qu’il était impossible d’après ses employés de travailler avec lui durant six mois. Pour dame Mami, c’était une opportunité à ne pas rater dans sa carrière professionnelle. C’est pourquoi d’ailleurs précise-t-elle : « c’est lui ma référence dans ce pays. Tout ce que je fais dans le cadre professionnel, je pense à ce monsieur et j’ai envie d’être comme lui », souhaite-t-elle.

A travers sa vivacité dans son travail, cette dame a bénéficié de conseils de part et d’autre notamment, son modèle de référence Monsieur Sow. Après  avoir servi pendant deux années à l’hôtel Sacha, elle a demandé une permission de trois ans auprès de son  patron pour aller dans son pays d’enfance où elle s’est à nouveau inscrite à l’Institut des Hautes Études et de la Communication (IHSTC) d’Abidjan. Là,  après 2 ans  d’études, elle obtint son Master 1  en gestion des ressources humaines et Communication.

Pour son retour en Guinée après ces études au pays d’Alhassane Dramane Ouattara, cette patriote a suivi le conseil de l’actuel premier ministre guinéen,  Kassory Fofana : « Il m’a dit d’aller étudier à l’étranger et revenir servir le pays, alors qu’il était aux États-Unis dans tout le beurre possible. C’est pourquoi je suis revenue ».

Pour être Cheffe de cabinet au ministère de l’hôtellerie du tourisme et de l’artisanat, l’ancienne lycéenne de Kipé affirme que c’est son parcours en gestion des ressources humaines qui a plaidé en sa faveur. « Nous avons fait des tests pendant sept mois et j’ai été la seule qui a attiré l’attention du ministère et ce, grâce à mon parcours », s’est-elle réjouie.

Aux femmes guinéennes, cette ancienne étudiante de l’IHSTC, leur tire le chapeau. Mais, estime-t-elle que ces dernières peuvent mieux faire si elles acceptent de se former. « Les  femmes guinéennes sont  les plus fortes en Afrique. Vu les pays africains que j’ai parcourus, elles sont  braves sur le plan professionnel dès qu’elles  vont  reconnaître leur valeur, elles pourront mieux faire et évolueront davantage », conseille-t-elle aux femmes et filles.

Mamadou Saidou Diallo

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