Honorable Zalikatou DIALLO, de la médecine à la politique

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Native de Poredaka, une localité située dans la préfecture de Mamou, madame Traoré née Zalikatou Diallo a fait ses études en Guinée. Ayant épousé un diplomate en poste à l’étranger, la dame de fer rejoint son mari en Libye où elle a fait quatre enfants. Après avoir passé un bon temps à l’extérieur, elle a décidé de rentrer au bercail en reprenant ses activités de médecine et puis se lancer en politique

Dirigeante sportive de son état, madame Traoré est une ambitionnée pour l’édification de la nation guinéenne. Assise sur une chaise dans son foyer conjugal, la députée du parlement panafricain raconte brièvement son parcours scolaire. « J’ai fait mes études primaires à l’école de Taouyah, le collège à Ratoma, le lycée au 1 mars de Kaloum où j’ai eu mon baccalauréat. J’ai fait la faculté de médecine premier degré à Hadja Mafory Bangoura, le second à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Après avoir soutenu ma thèse avec mention excellent, je suis sortie major de ma promotion. J’ai commencé à travailler très tôt mais, à cause de mes alliances, j’ai rejoint mon époux en Libye».

Dès son retour en Guinée, elle a repris ses activités au sein du ministère de la santé. Elle a servi à la Direction préfectorale de la santé de Coyah, et aussi au service de diabétologie endocrinologie à l’hôpital de Donka.

Membre fondatrice du Parti de l’Espoir pour le Développement National, et élue députée au parlement guinéen sous la bannière de ce parti, Zalikatou a quitté le PEDN pour des raisons d’incompréhension. « J’ai siégé à l’Assemblée pendant dix-huit mois en tant que députée non inscrite, pour des raisons personnelles j’ai adhéré au RPG ARC-EN-CIEL», s’exprime t-elle.

A l’Assemblée Nationale, elle est présidente du réseau des femmes parlementaires guinéennes pour la nutrition, le VIH Sida, la tuberculose et le paludisme.

Vêtue dans une tenue traditionnelle, avec une attention particulière à l’entretien, la battante affirme qu’elle concilie ses obligations professionnelles et celles du foyer avec moins de problème. « Je me planifie par activité, parce qu’il arrive des moments où les activités s’ébauchent. Si tel est le cas, je me base sur la plus importante. Les autres je me fais représenter. Et Dieu merci que j’ai un mari qui me comprend très bien. »

La plus grande préoccupation actuelle de cette vedette des femmes parlementaires de Guinée, est l’examination, l’adoption par l’Assemblée Nationale de la proposition de loi sur la parité mais aussi, sa promulgation par le chef de l’État afin que les femmes puissent obtenir le résultat de leur investissement en politique.

Cette proposition est faite par le forum des femmes parlementaires guinéennes, avec l’appui du PNUD, de l’ONU femmes et du gouvernement Canadien. « Ce texte est renvoyé pour une éventuelle session extraordinaire. Je souhaite qu’on réalise ce rêve», a-t-elle martelé.

Consciente de la place des femmes dans l’épanouissement d’une nation, Dr Zalikatou conseille aux jeunes filles ayant eu la chance d’être à l’école de ne pas baisser les bras, d’aller jusqu’au bout de leurs études. « C’est ce qui est très important dans l’autonomisation de la femme. Il faut étudier pour être député, ministre, ambassadeur, etc.

«Je conseille les mamans de laisser leurs filles étudiées, leurs éviter des mariages et grossesses précoces », a-t-elle conclu

Mamadou Saidou DIALLO

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