Dr Fanfan YANSANE, une dame qui a réalisé son plus grand rêve d’enfance

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Âgée d’une cinquantaine d’années, Dr Fanfan Yansané a toujours rêvé d’être une grande chirurgien-dentiste. Après plusieurs années d’études à l’étranger, elle décide de rentrer au  pays  natal pour servir ses concitoyens. Elle  devient ainsi administratrice générale de la Clinique M’mahawa.

Assise dans sa salle de chirurgie dentiste, madame Touré raconte brièvement son enfance et son parcours scolaire. « Je suis née à Conakry et j’y ai passé mon enfance. J’ai fréquenté l’école primaire de  Boulbinet, j’ai passé le collège et le lycée à Donka. Après l’obtention du baccalauréat, j’ai fait une année d’étude à la faculté de médecine à l’Université Mafory Bangoura. Delà, j’ai eu une bourse pour l’Algérie où j’ai fait la médecine dentaire. Puis j’ai été en France pour me spécialiser ».

Après ses études supérieures, Fanfan Yansané décide de rentrer au pays pour exercer son métier de chirurgien-dentiste. Avant d’être à la fonction publique et être affectée à la chirurgie dentaire à l’hôpital Donka, où elle a servi pendant plus 25 ans, elle  a travaillé  dans un cabinet dentaire privé à Mankepa.

Avec un regard figé sur sa table dentaire, la lauréate de l’université de Renne (France), retrace le chemin qui l’a menée vers la mise en place de la Clinique M’mahawa qui porte le nom de sa belle-mère.

 « A l’enfance, j’ai eu des douleurs de dents. Ma maman m’a envoyée chez un dentiste pour calmer la douleur. A notre retour à la maison, j’ai imité le médecin en demandant à ma maman d’ouvrir sa bouche et cracher, comme faisait le dentiste avec moi. Elle m’a demandé si je veux être comme le monsieur, j’ai dit oui. C’est comme ça j’en ai fait un rêve ».

Ayant bénéficié d’une bonne formation et pratiqué le métier pendant de longues années, cette mère de quatre garçons en commun accord avec son époux qui est aussi médecin  réanimateur décide de mettre leur propre clinique.

« Après une très bonne planification, mon mari et moi avons pris la décision de créer notre propre clinique  qui s’occupe de toutes les disciplines de la médecine. Aujourd’hui, une trentaine de personnes, composées de médecins, de vigiles,… sont employées au compte de cette clinique», a-t-elle affirmé.

Fier d’être administratrice générale de sa clinique, la cinquantaine estime que  tout ce que l’homme fait, la femme aussi peut le faire. D’ailleurs  elle peut faire mieux que celui-là.

« Les femmes sont méticuleuses. Une femme doit forcément faire quelque chose de ses dix doigts d’où l’éducation. Lorsqu’une fille est instruite, elle devient une maman épanouie qui à son tour éduquera  très bien  ses enfants et sera beaucoup utile à la société», termine-t-elle.

Mamadou Saidou DIALLO

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