Dr Djenabou Kaba, un modèle de réussite féminin plein d’humanisme

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Madame Djenabou Kaba a toujours rêvé de devenir une grande femme médecin pour apporter son humanisme à l’humanité. Après son obtention du baccalauréat, elle s’est bâtie avec le soutien de ses parents pour être orientée en médecine afin de faire de son rêve une réalité. Aujourd’hui, elle fait partie des médecins renommés en République de Guinée.

Âgée d’une cinquantaine d’années, Mme Kaba a fait ses études primaires à Kissidougou auprès de ses parents biologiques qui avaient pour activité principale le commerce. Après l’obtention du Brevet d’Étude du Premier Cycle (BEPC), elle a quitté ses parents pour rejoindre son grand-père paternel à Conakry où elle poursuit ses études secondaires. Inscrite au collège 14 Mai, actuel Château d’eau, elle y a fait le bac 1 avec succès et a échoué au bac 2. Déterminée d’aller jusqu’au bout, la persévérante s’est point découragée. Elle a décidé de refaire et s’en est sorti brio. Orientée contre son choix à l’Institut Vétérinaire de Dalaba, elle a été obligée d’accuser plusieurs mois de retard avant d’être à la faculté de son choix. « C’est grâce au concours de ma famille et l’appui de mon époux que j’ai pu changer pour être en médecine qui a été une passion pour moi », a-t-elle rappelé.

Pour mieux maîtriser son métier, Dr Djenabou Kaba a fait 3 ans d’études universitaires du 1er degré au lycée Mafory, avant de passer un concours pour être officiellement étudiante de médecine à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC). Pour sanctionner ses études universitaires, elle a travaillé sur une thèse durant quatre longues années, avant de soutenir et obtenir la mention “Remarquable“.

Pour son intégration à la fonction publique, cette femme battante l’a difficilement obtenu après plusieurs tentatives: « Il a fallu plusieurs tentatives. J’ai passé le concours à trois reprises, c’est en 2005 j’ai pu intégrer et on m’a affecté à l’hôpital préfectoral de Boffa où j’ai servi pendant 2ans. De là, j’ai été mitée au Centre Médical Communal ”les flamboyants” dans la commune de Ratoma »

Connaitre un peu partout vaut mieux de connaitre le tout d’une chose, dit-on souvent, en plus d’être médecin généraliste, Dr Kaba évolue aussi dans le domaine de la prise en charge des personnes porteuses du VIH/Sida. Ayant suivi une formation initiée par le gouvernement guinéen d’alors avec l’appui des ONG, elle s’est davantage intéressée à la prise en charge des porteuses du VIH. En 1990, elle a participé à titre de représentante de la Guinée à une formation qui a regroupé tous les pays de l’Afrique francophone à Ouagadougou. A son retour du pays, elle a continué à servir dans ce domaine durant des années.

Animée beaucoup par l’envi d’apporter son soutien aux personnes vivants avec le VIH, Djenabou Kaba a à travers un appel d’offre passé un concours chez Médecins Sans Frontières (MSF). Elle y travail en suivant les patients hospitalisés depuis 2015. Au Compte de la fonction publique, elle a préféré l’indisponibilité.

Avec 12 ans d’expérience en médecine, cette mère de cinq enfants dont une fille est plus que jamais fière de son métier. C’est pourquoi d’ailleurs, elle exhorte aux jeunes filles d’opter pour la médecine tout en oubliant la durée du cycle.

« C’est un métier très passionnant. Moi je peux rester à Conakry et résoudre les problèmes de santé de ma maman qui vit à Kankan », a-t-elle conclu

Mamadou Saidou DIALLO

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