Dr Catherine Dramou, une femme au parcours exemplaire

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Depuis son admission à la fonction publique en 2017, Catherine Dramou est la première responsable du centre de santé de téléladji, situé dans la commune urbaine de Siguiri. Dans ce centre de soin, son travail est indispensable. Elle cumule à la fois les tâches administratives et la consultation des patients. Déterminée et courageuse, elle a fait un parcours remarquable pour en arriver là.

Sa famille est constituée presque de médecins. Certains ont choisi d’être vétérinaires, pharmaciens et d’autres pédiatres. Catherine à son tour va être passionnée par la médecine générale. La réalisation de son rêve commence en 2000 lorsqu’elle est admise au concours pour accéder à l’université. « On m’a orientée en médecine à Gamal Abdel Nasser de Conakry où j’ai fait 6 années d’études », se souvient-elle tout en s’occupant de son travail administratif.

Après 6 ans d’études, elle s’attaque à son thème de mémoire en pédiatrie. “la mobilité et la mortalité infantile des enfants de 0 à 14 ans à l’hôpital régional de N’zérékoré”. Elle a fait à peu près une année de collecte. Mais en raison de son état de famille, c’est en 2009 qu’elle va passer devant un jury pour la soutenance où elle obtient la mention Très Bien.

Son aventure professionnelle ne commence pas à Siguiri. Entre 2010 à 2011, elle a été médecin consultante dans une confession religieuse appelée ADD (Assemblée De Dieu) à Conakry. Elle continue son parcours entre 2011 à 2016 dans une structure sanitaire privée en tant que chef de service adjoint. Avec sa passion et sa détermination, Catherine Dramou

 

va mener d’autres activités en parallèle. Par exemple, en 2012 elle a participé à un projet sur l’évaluation des besoins en Sony avec le ministère de la santé en collaboration avec une institution burkinabé nommée Institut de Recherche en Science de la Santé (IRSS). En 2013, elle s’est tournée vers l’évaluation de la qualité des prestations des sages-femmes au compte du ministère de la santé. Elle a aussi participé en 2014 à l’évaluation en fin d’exercice du projet d’appui national au programme de développement de la santé en Guinée. Cette fois en collaboration avec un cabinet d’étude Guinéo-Allemand nommé LFOCUS.

Dr Catherine a été en 2015 formatrice sur la prévention et le contrôle des infections (PCI) pendant la période d’ebola. Elle a participé également en 2016 à l’analyse sur les pratiques de la planification familiale en Guinée avec une institution togolaise en collaboration avec LFOCUS. «A la même année, j’ai été employé pour une évaluation du projet de communication du volet Ebola avant de mener une étude pour une institution allemande (GIZ) sur la faible utilisation du pactogramme », poursuit-elle avec un regard franc.

Mariée depuis 2005 et mère de deux enfants, elle a pu gérer son foyer et continuer ses études. Elle reconnait que si elle a fait cette longue aventure, c’est par son courage, sa détermination et surtout avec le soutien de son mari. « J’ai pu concilier mes deux vies par mon courage, ma détermination et surtout l’appui de mon mari. Sinon lié ces deux vies n’est pas facile », a-t-elle conclut.

Fatoumata Ibrahima CAMARA

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