Asmaou BARRY « Être moderne, c’est d’envoyer sa fille à l’école »

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Diplômée en journalisme et Communication, Asmaou Barry est un fruit de l’école guinéenne. Contrairement à d’autres femmes, elle n’a jamais nourri l’ambition d’être une personnalité à grande notoriété. Mais, elle a toujours voulu impacter positivement son entourage. Après 10 ans d’expériences dans le milieu médiatique guinéen, elle a migré vers la communication institutionnelle.

A 29 ans , Asmaou Barry est connue par son esprit de partage avec autrui. Assise dans un fauteuil, la dame de fer raconte son enfance : « J’ai perdu ma maman à l’âge de 4ans. J’ai eu la chance de grandir auprès d’une femme intellectuelle et inspirante. Elle m’a appris à me battre et à compter sur moi-même d’abord. C’était à Labé où j’ai passé mon cycle primaire et secondaire ».

Ancienne membre de la Commission Culturelle du lycée Wouro et volontaire de la croix rouge de Labé, Asmaou a vite eu le goût de la prise de parole en public à travers des sketchs et déclamation de poèmes à l’occasion des différentes activités scolaires.

Après l’obtention du baccalauréat et son orientation dans une université privée à Conakry, dès sa première année, mademoiselle Barry d’alors obtient un stage à l’hebdomadaire Lynx-lance, ce groupe de presse qu’elle qualifie d’école. De stagiaire à employée, elle a choisi d’être reporter, pour sans doute aller à la rencontre de ses concitoyens et raconter la réalité de la Guinée. Ce qui lui a permis de sillonner 31 des 33 préfectures du pays.

Battante et persévérante, Asmaou est aujourd’hui présidente de l’Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC). Une organisation féminine qui regroupe des femmes journalistes.

Avec une attention toute particulière à l’entretien, l’ancienne reporter au Lynx-Lance déclare: « Je m’étais fixé un plan de carrière, celui de faire dix ans dans le journalisme puis migrer vers la communication institutionnelle. Aujourd’hui, je suis dans cette communication ».

Depuis 2016, elle est chargée de communication de l’ONG Coginta, une organisation spécialisée dans les reformes policières, la gouvernance du secteur de la sécurité, et la lutte contre la criminalité.

Asmaou souhaite plus tard être dans une fondation humanitaire pour apporter de l’aide aux personnes vulnérables et avancer dans un projet d’entrepreneuriat notamment dans l’agriculture « parce que, pour moi le développement d’un pays part de là. On nous apprend à l’école qu’un pays ne peut se développer si le secteur primaire est à la traine.», affirme-t-elle.

Pour cette militante du féminisme , l’ère n’est plus à cette époque où il fallait laisser la fille à la maison pour les tâches ménagères et envoyer le garçon à l’école. Pour cela, elle interpelle les parents. « Être moderne, c’est d’envoyer sa fille à l’école. Lui donner une bonne éducation pour lui permettre de s’émanciper et impacter positivement au tour d’elle », a-t-elle conclu.

Mamadou Saidou DIALLO

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