Aissatou Bah, ex-présidente de la JCI Conakry Renaissance : « Je n’attends pas les hommes pour aller de l’avant »

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Diplômée en Histoire à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG), avec un BTS en marketing communication et en informatique, Aissatou Bah est une jeune entrepreneure et membre de l’ONG Jeune Chambre Internationale (JCI) Conakry Renaissance. De la vice-présidence à la présidence de cette ONG, Aissatou est un modèle pour certains jeunes à travers son parcours.

Née à Boké, Aissatou Bah a grandi à Conakry. Encore célibataire, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat. A travers la Jeune Chambre Internationales (JCI), Aissatou Bah a parcouru assez de pays pour faire la promotion des produits guinéens, notamment des habits fabriqués localement et des bijoux. Elle les envoie dans certains pays africains et du monde.

A la Jeune Chambre Internationale Conakry Renaissance, Aissatou Bah a été présidente de la structure, secrétaire générale sur le plan national et vice-présidente. De nos jours, elle devient une conseillère pour les nouveaux membres qui sollicitent son aide pour des projets.

Assise dans un divan et présentant un beau sourire, la jeune entrepreneure explique en résumé ce qu’elle trouve de bon dans l’entrepreneuriat féminin. « C’est l’indépendance », répond Bah avec aisance.

Elle argumente que, l’indépendance en entrepreneuriat nécessite de ne rendre compte à personne.

Comme beaucoup de personnes, elle a aussi une source d’inspiration « Mon idole c’est Michel Obama, l’épouse de l’ex-président Barack Obama », laisse entendre la conseillère avec un grand sourire.

«Je n’attends pas les hommes pour aller de l’avant. Je me mesure aux hommes. Je me dis que tout ce qu’un homme peut faire, la femme aussi peut le faire. Je ne défends pas les femmes pour dire que c’est une couche vulnérable. Non, je suis désolée. Les femmes ne le sont pas. Toutes les femmes qui se disent aujourd’hui couche vulnérable, je me dis que ça dépend de leur éducation ou une expérience qui s’est très mal passée pour elles », estime Aissatou.

La trentaine s’est beaucoup battue pour être là où elle se trouve aujourd’hui. « C’est le résultat d’un rude combat. Mais mon secret est simple. Quand je veux quelque chose, je vais jusqu’au bout pour l’obtenir par tous les moins légaux », affirme l’audacieuse.

Lauréate de plusieurs prix honorifiques, Aissatou tente toujours de foncer sur tout ce qui lui ait nécessaire. Chaque année, la jeune entrepreneure vise loin. En abordant ce point, elle montre un satisfecit que la Jeune Chambre Internationale Guinée lui a décerné en 2018 pour son accompagnement à l’endroit des jeunes entrepreneurs. « Il s’agit d’un accompagnement financier et moral », signale la battante.

Teint noir, appréciable, Aissatou Bah conseille les filles. « Les filles doivent cesser de se sentir vulnérable. Dire que c’est parce que je suis une femme on m’a fait ceci ou cela, non. Cela n’a rien à voir. Dieu t’accompagne sur le chemin que tu suis, et ceux qui sont avec toi t’accompagnent aussi sur le chemin que tu empruntes», reconnait la jeune entrepreneure.

L’ancienne présidente de la JCI Conakry Renaissance vise loin après l’entrepreneuriat. A la longue, elle souhaite se lancer dans la politique et devenir présidente de son pays. « Ce n’est pas fortuit que je fasse la politique un jour. C’est juste que je sois prête et que je voie un peu de changement de mentalité dans mon pays. La politique est un truc qui m’intéresse beaucoup mais il faut voir réellement par où commencer et actuellement la politique guinéenne n’est pas très intéressante», ironise-t-elle.

Pour le moment, elle travaille sur un projet avec une amie. Ce projet est basé sur l’événementiel.

Dansa CAMARA

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