Deba Samoura, femme entrepreneur: «Bien sûr la femme est appelée au foyer mais, le premier mari d’une femme, c’est son métier »

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Deba Samoura, Fondatrice de l'entreprise Pâtisserie Les Jumelles

Native de Dantiliya dans la préfecture de Faranah, Deba Samoura est une jeune femme entrepreneur. Brillante à l’école depuis qu’elle a été scolarisée, Samoura n’a pas cessé de rêver grand. Un rêve qui s’est matérialisé par la création de sa propre entreprise intervenant dans le domaine de la pâtisserie. Aujourd’hui, elle travaille de manière indépendante d’où elle se dit que l’indépendance financière est le fondement d’une vie meilleure.

Passer une enfance réussie est celle de rester auprès de ses parents. Deba Samoura a bénéficié cette approche depuis toute petite dans un premier temps. De père militaire et mère ménagère, elle n’a pas voulu devenir militaire comme l’est son père. Elle a toujours été animée par le football mais son papa tenait énormément à ce qu’elle étudie pour être joyeuse un jour. Une initiative qui lui a servi déjà dans sa vie d’aujourd’hui.

Scolarisée en 2000-2001, Samoura a fait ses études primaires et secondaires à Kindia et Faranah avant de se retrouver à Conakry, pour les études supérieures.

L’idée d’aller loin à travers les études n’est pas fortuite pour cette jeune fille. Ce combat a été par endroit un élément de répondre un défi. « En 2006, j’ai fait l’examen d’entrée en 7ème au groupe scolaire Solidarité Plus à Tafory où je suis sortie 1ère de l’école. Puis, il fut un moment de désastre pour moi une fois au collège. Parce que mon père était déjà parti à Moscou pour ses études professionnelles. Je vivais maintenant avec ma marâtre avec qui j’étais obligée d’étudier encore plus pour relever le défi de devenir joyeuse comme voulait mon papa », déclare-t-elle.

Diplômée en Gestion hôtelière de l’École Supérieure du Tourisme de l’Hôtellerie de Guinée (ESTHG), sis dans la commune de Ratoma, Conakry, Deba a commencé à embrasser la vie professionnelle depuis qu’elle était sur les bancs : « Je faisais cette formation (pâtisserie) lorsque j’étudiais en 2ème année à l’Université et d’autres stages dans des restaurants. En 2016, j’ai fait un stage de six (6) mois à l’hôtel Solima à Dixinn Landreyah. Et en 2017 aussi, j’ai également fait un autre de trois (3) mois au restaurant O’Bureau de Kobaya. Je bossais très dur car je tenais vraiment à réussir», se réjoui cette célibataire.

Passion, motivation, détermination, c’est les atouts que cette jeune fille incarne dans sa vie. C’est pourquoi, elle a réussi à s’imposer dans le domaine qu’elle tenait beaucoup à l’enfance, le football. Selon Samoura, elle a participé à quelques compétitions organisées par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

«J’ai participé aux jeux universitaires de Guinée, série football d’où on est sortie victorieuse pour la 2ème édition en 2016. De là, j’ai continué à me performer davantage. L’année suivante, c’est-à-dire en 2017, nous étions venues jusqu’en demi-finale et finaliste en 2018 lors de la 4ème édition », se rappelle Samoura.

Après l’obtention de son diplôme en 2018, Deba Samoura s’est vue vite employée dans une Résidence de la place. Un emploi au cours duquel, elle a réfléchi sur plusieurs stratégies pour mettre en place son entreprise privée. « Le 10 octobre 2018, j’ai eu mon premier emploi dans une Résidence ‘’La Perle’’ à la Camayenne où je travaillais avec un Coréen comme femme de ménage. C’est de là je me suis faite l’idée de créer ma propre entreprise qui est la pâtisserie vue l’importance et la clientèle à Conakry. Après six (6) mois de contrat, mon entreprise ‘’PÂTISSERIE LES JUMELLES’’ a vu le jour précisément le 4 février 2019 à Tombolia financé par moi-même », se félicite cette brave jeune fille avec un sourire aux lèvres.

Comme beaucoup d’autres femmes modèles guinéennes, Deba Samoura a plusieurs projets dans l’avenir entre autres la construction d’un orphelinat qui lui tient beaucoup à coeur et agrandir son entreprise pour devenir Pâtisserie-Restaurant à la fois.

Elle invite toutes les filles au travail sérieusement quelque soit la nature de l’activité car dit-elle, seul le travail paie. Elle indique que cela ne soit possible que par le courage et la persévérance. « Il n’y a pas un sous métier dans la vie. Bien sûr la femme est appelée au foyer mais le premier mari d’une femme, c’est son métier », conclu-t-elle.

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